Trump Contre l’ONU
La souveraineté avant le climat
Le président Donald Trump a annoncé le 7 janvier, que les États-Unis allaient se retirer de 66 organisations et traités internationaux. Nombre de ces organismes sont dédiés au climat - Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) ; GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) – et à ses annexes comme les énergies renouvelables, les océans et l’eau. La moitié (31) de ces entités appartiennent à l’ONU (UNFPA, ONU Femmes, CNUCED, programmes sur la démocratie, le développement, la paix, etc.).
La présence des États-Unis au sein de ces organismes a été jugée « contraire aux intérêts américains ». La Maison-Blanche a souhaité rompre avec les « agendas mondialistes » qui « érodent la souveraineté » des États-Unis. Ces mesures relèvent de la « diversité » et du wokisme, deux domaines idéologiques contre lesquels l’administration actuelle est en lutte. « L’époque où des milliards de dollars d’argent public finançaient des intérêts étrangers au détriment de nos concitoyens est révolue », a ajouté Marco Rubio, secrétaire d’État. dans un communiqué.
Donald Trump et Marco Rubio ont également présenté ces structures comme redondantes, mal gérées, ou prises en otages par des États adversaires des États-Unis.
Un processus ancien
Comme ce blog, Décryptages, l’a souligné à plusieurs reprises depuis un an – ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici –, la démarche trumpienne doit s’analyser comme un retour à l’État-nation qui a cessé d’être la norme en Occident depuis presque quarante ans.
D’autres retraits d’organismes multilatéraux ont déjà eu lieu, comme le Conseil des droits de l’homme de l’ONU (2018), l’Organisation mondiale de la santé (OMS, 2025), l’UNRWA (l’agence des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient, 2025), et l’UNESCO (l’agence culturelle des Nations Unies ; 2018 et 2026), sans oublier l’accord de Paris sur le climat (2025)
REJET DE L’ONU ? OU REJET DE L’IDÉOLOGISATION DU CLIMAT ?



